Organisme de vente à réméré : à qui s’adresser et comment choisir

Gabriele Favale
Chargé de communication
Mis à jour le
03 October 2026

Un organisme de vente à réméré est, dans le langage courant, la société spécialisée qui étudie votre dossier, trouve l’investisseur et organise la vente jusqu’à la signature chez le notaire. Il n’existe pas d’« organisme agréé » du réméré : trois acteurs interviennent, l’intermédiaire, l’investisseur qui achète et le notaire qui rédige l’acte. Pour une vente à réméré, Alterfi tient le rôle d’intermédiaire, titulaire de la carte professionnelle immobilière, avec des honoraires de 5 % HT (6 % TTC) dus seulement si l’opération se réalise. Voici comment distinguer les rôles, quels critères vérifier et quelles questions poser avant de signer.

En bref

  • Pour une vente à réméré, le propriétaire s’adresse à un intermédiaire spécialisé, qui monte le dossier et trouve l’investisseur, puis signe l’acte devant notaire.
  • Il n’existe pas d’organisme agréé de la vente à réméré : le mot « organisme » désigne une société spécialisée, pas un statut officiel.
  • Alterfi est un intermédiaire titulaire de la carte professionnelle immobilière, sans détention de fonds : ses honoraires (6 % TTC) sont dus seulement si l’opération se réalise.
  • Un interlocuteur sérieux annonce par écrit, avant toute signature, le prix de vente, le prix de rachat, l’indemnité d’occupation, les frais et le montant net perçu.

Organisme de vente à réméré : qui fait quoi ?

La vente à réméré, aussi appelée vente avec faculté de rachat, est une vente immobilière dans laquelle le vendeur se réserve le droit de racheter son bien dans un délai convenu. Elle est prévue par les articles 1659 à 1673 du Code civil et n’est pas un crédit. Derrière le mot « organisme », trois acteurs distincts interviennent.

L’intermédiaire spécialisé : il monte le dossier et trouve l’investisseur

L’intermédiaire est le premier interlocuteur du propriétaire. Il analyse la situation (valeur du bien, dettes à rembourser, projet de rachat), constitue le dossier, le présente à des investisseurs et coordonne l’opération jusqu’à la signature. C’est lui que l’on appelle le plus souvent « société de vente à réméré ». Il n’achète pas le bien et il est rémunéré par des honoraires.

L’investisseur : l’acheteur de la vente à réméré

L’acheteur d’une vente à réméré est un investisseur, qui peut être une personne ou une société. Il paie le prix à la signature, devient propriétaire du bien et le reste si le vendeur ne rachète pas dans le délai. Dans le modèle d’Alterfi, l’investisseur achète le bien entre 42 % et 60 % de sa valeur et perçoit une indemnité d’occupation d’environ 10 % par an du prix de vente.

Le notaire : il rédige et authentifie l’acte

Une vente immobilière se signe devant notaire, et la vente à réméré ne fait pas exception. Le notaire rédige l’acte, y inscrit le prix, le délai et les conditions du rachat, vérifie la situation du bien et règle les créanciers inscrits à partir du prix. Le détail de ses missions est présenté dans notre page sur le rôle du notaire et de l’acheteur.

Il n’existe pas d’« organisme agréé » du réméré

Aucun agrément n’est propre à la vente à réméré : la mention « organisme agréé du réméré » ne correspond donc à aucun statut. Le mot « organisme » relève de l’usage. Ce qui se vérifie concrètement, c’est la qualité de celui qui vous accompagne, le contenu de sa proposition écrite et l’acte notarié.

Le rôle exact d’Alterfi

Alterfi est un intermédiaire spécialisé dans la vente à réméré, le portage immobilier et la vente avec complément de prix. La marque est exploitée par la société ALTERFIDUCIE, titulaire de la carte professionnelle immobilière. Alterfi n’est pas un établissement de crédit et ne prête pas d’argent.

Son rôle : étudier le dossier du propriétaire, y compris sa capacité à racheter, rechercher l’investisseur, obtenir une proposition chiffrée et l’expliquer poste par poste, puis coordonner l’opération avec le notaire jusqu’à la signature.

Alterfi ne détient pas de fonds : le prix est payé par l’investisseur chez le notaire, qui le reverse au vendeur après avoir réglé les créanciers inscrits. Les honoraires d’Alterfi s’élèvent à 5 % HT du prix de vente, soit 6 % TTC, à la charge du vendeur. Ils sont dus seulement si l’opération se réalise : si la vente ne se signe pas, le propriétaire ne doit rien.

Alterfi étudie les biens situés en France d’une valeur d’au moins 300 000 euros.

Comment choisir une société de vente à réméré : 9 critères concrets

Tous les critères ci-dessous se vérifient sur pièces, avant de signer.

  1. La transparence du prix et des frais. La proposition écrite indique la valeur retenue pour le bien, le prix de vente, chaque frais et le montant net que vous percevrez à la signature. Notre page sur les coûts et frais d’une vente à réméré détaille chaque poste.
  2. Un prix de rachat égal au prix de vente. Chez Alterfi, le vendeur rachète au prix auquel il a vendu, sans majoration ni intérêts, plus les frais et loyaux coûts prévus par l’article 1673 du Code civil. Un prix de rachat majoré renchérit l’opération : il doit apparaître clairement dans le calcul.
  3. Une indemnité d’occupation annoncée. Son taux, son montant et son mode de paiement sont écrits. Chez Alterfi, elle est d’environ 10 % par an du prix de vente, payée d’avance sur le prix et restituée au prorata en cas de rachat anticipé. Voir notre page sur l’indemnité d’occupation.
  4. Aucun frais avant la signature. Ni frais de dossier, ni frais d’étude, ni acompte. Les honoraires ne sont dus que si la vente se signe.
  5. Un acte notarié. La vente et la faculté de rachat figurent dans un acte signé devant notaire, que vous pouvez lire et vous faire expliquer avant le rendez-vous de signature.
  6. Un délai de rachat réaliste. La loi fixe un maximum de cinq ans (article 1660 du Code civil) ; les durées usuelles vont de 12 à 24 mois. Le délai doit correspondre au temps réellement nécessaire à votre projet de rachat.
  7. Une étude de la capacité de rachat. Un interlocuteur sérieux vous demande comment vous comptez racheter : nouveau crédit, vente d’un autre actif, succession, revente du bien à un tiers.
  8. Un mandat écrit. La mission de l’intermédiaire et sa rémunération sont fixées par écrit avant toute présentation du dossier à un investisseur.
  9. La clarté sur l’identité de l’investisseur. Vous savez qui achète votre bien (une personne ou une société, nommée) avant de signer, et non le jour de l’acte.

Une solution de réméré sécurisée ne tient pas à un label : elle tient à un écrit complet, à un acte notarié et à un projet de rachat crédible.

Les signaux d’alerte

À l’inverse, certains comportements doivent conduire à suspendre la discussion.

  • Une somme demandée avant la signature, sous quelque nom que ce soit : frais de dossier, frais d’expertise, acompte, « réservation ».
  • Une proposition seulement orale, ou un refus de remettre un chiffrage écrit avec le montant net perçu.
  • Une pression pour signer vite, sans le temps de lire le projet d’acte ni de consulter votre notaire ou votre avocat.
  • Aucune question sur votre projet de rachat, ou l’affirmation que le rachat est « garanti ». Le rachat est une faculté, jamais une certitude.
  • Un acheteur dont l’identité n’est pas communiquée avant l’acte.
  • La promesse d’un résultat : fichage levé à une date donnée, crédit de rachat « assuré », délai de versement certain.

Ces points complètent notre guide sur les pièges de la vente à réméré. Reste le risque propre à l’opération, même avec un interlocuteur irréprochable : faute de rachat dans le délai, l’acquéreur reste propriétaire du bien. Voir notre page que se passe-t-il si je ne rachète pas.

Les questions à poser avant de s’engager

Ces questions peuvent être posées telles quelles à toute société de vente à réméré. Les réponses doivent être chiffrées et écrites.

  • Quel est votre statut, et êtes-vous l’acheteur du bien ou un intermédiaire ?
  • Quel sera le prix de rachat, en euros ? Est-il égal au prix de vente ?
  • Quel est le montant de l’indemnité d’occupation, comment est-elle payée, et que devient-elle si je rachète plus tôt ?
  • Quel est le montant de vos honoraires, et dois-je payer quoi que ce soit avant la signature ?
  • Quel montant net vais-je percevoir à la signature, une fois mes dettes et les frais réglés ?
  • Qui est l’investisseur ?
  • Quelle durée proposez-vous, et peut-elle être prolongée ?
  • Que se passe-t-il si je ne rachète pas : y a-t-il une pénalité ?

Chez Alterfi, les réponses sont les suivantes : le prix de rachat est égal au prix de vente ; rien n’est dû avant la signature ; une prolongation est possible par accord avec l’investisseur, dans la limite de cinq ans au total ; à défaut de rachat, il n’y a ni pénalité ni indemnité supplémentaire, mais l’acquéreur reste propriétaire.

Exemple chiffré fictif : lire une proposition de vente à réméré

Cet exemple fictif montre ce qu’une proposition complète doit permettre de lire. Un propriétaire possède une maison d’une valeur de 300 000 euros. Un investisseur l’achète 180 000 euros, soit 60 % de sa valeur, avec une faculté de rachat de 24 mois.

  • Prix de vente : 180 000 euros.
  • Indemnité d’occupation payée d’avance (10 % par an pendant 24 mois) : 36 000 euros.
  • Honoraires de l’intermédiaire (6 % TTC du prix de vente) : 10 800 euros.
  • Montant net à la signature, hors frais d’acte : 133 200 euros.
  • Frais de notaire (2 % à 3 % du prix de vente), à la charge du vendeur : 3 600 à 5 400 euros, soit un net de 127 800 à 129 600 euros avant remboursement des dettes.
  • Prix de rachat : 180 000 euros, égal au prix de vente.

Si le propriétaire rachète à l’échéance des 24 mois, l’opération lui a coûté 46 800 euros (36 000 euros d’indemnité et 10 800 euros d’honoraires), hors frais d’acte et frais de l’article 1673 du Code civil. S’il rachète au bout de 18 mois, 9 000 euros d’indemnité lui sont restitués et le coût est ramené à 37 800 euros. S’il ne rachète pas, il ne doit aucune pénalité, mais l’investisseur reste propriétaire d’une maison payée 180 000 euros.

Pour tester d’autres hypothèses, utilisez notre simulateur de vente à réméré.

Les étapes d’une vente à réméré avec Alterfi

  1. Premier échange. Vous décrivez le bien, vos dettes et votre besoin. Alterfi vérifie les conditions de base : bien situé en France, valeur d’au moins 300 000 euros.
  2. Étude du dossier et de la capacité de rachat. Les documents à préparer permettent de vérifier que le prix couvre les dettes et que le rachat est réaliste.
  3. Mandat écrit. La mission et les honoraires sont fixés par écrit. Rien n’est dû à ce stade.
  4. Recherche de l’investisseur et proposition chiffrée. Vous recevez le prix de vente, la durée, l’indemnité d’occupation, les honoraires et le montant net.
  5. Préparation de l’acte par le notaire. Le notaire vérifie la situation du bien et rédige l’acte.
  6. Signature et versement du prix. Le prix est payé chez le notaire, qui règle les créanciers inscrits et vous verse le solde. Les honoraires sont dus à ce moment.
  7. Période de rachat. Vous occupez le bien sans rien verser chaque mois et vous préparez le rachat.

Le déroulement complet est décrit dans notre guide comment se déroule une vente à réméré.

FAQ

Peut-on faire une vente à réméré sans passer par un organisme ?
Oui. La vente à réméré est un contrat entre un vendeur et un acheteur, signé devant notaire : un intermédiaire n’est pas juridiquement nécessaire. En pratique, son rôle est de trouver l’investisseur et d’obtenir une proposition chiffrée.

Une banque peut-elle proposer une vente à réméré ?
La vente à réméré n’est pas un crédit : c’est une vente immobilière conclue avec un investisseur. Elle ne donne lieu ni à des intérêts ni à des mensualités, comme l’explique notre page sur le « prêt réméré ».

Faut-il consulter plusieurs organismes de vente à réméré ?
Comparer est légitime, à condition de comparer les mêmes lignes : prix de vente, prix de rachat, indemnité d’occupation, honoraires, frais d’acte et montant net.

Un organisme peut-il refuser un dossier ?
Oui. Alterfi n’étudie que les biens situés en France d’une valeur d’au moins 300 000 euros, et l’opération n’a de sens que si le prix couvre les dettes et si un rachat est envisageable. Un refus motivé protège le propriétaire d’une vente qui se terminerait par la perte du bien.

Les avis en ligne suffisent-ils pour choisir ?
Non. Un avis renseigne sur une expérience, pas sur les conditions qui vous seront proposées. Ce qui engage, c’est la proposition écrite et l’acte notarié. Nous y revenons dans notre page consacrée aux avis sur la vente à réméré.

Conclusion

Chercher un organisme de vente à réméré, c’est choisir un intermédiaire, connaître son acheteur et s’appuyer sur un notaire. Ce sont la proposition écrite, l’absence de frais avant la signature, un prix de rachat clairement fixé et l’étude sérieuse de votre capacité de rachat qui font la différence. Alterfi intervient comme intermédiaire, titulaire de la carte professionnelle immobilière, sans détenir de fonds, pour des honoraires de 5 % HT (6 % TTC) dus seulement si l’opération se réalise. Pour comprendre l’opération, son coût et son principal risque, la perte du bien faute de rachat, consultez notre guide complet de la vente à réméré.

Gabriele Favale - Chargé de communication chez Alterfi, en charge de la stratégie de communication, de la création de contenus, du développement de la visibilité de l’entreprise et des relations médias.

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