Alterfi est-il fiable ? La réponse se vérifie sur pièces, pas sur une note : Alterfi est exploitée par la société ALTERFIDUCIE, titulaire de la carte professionnelle immobilière, ne détient pas de fonds, et ses honoraires (plafonnés à 5 % HT, soit 6 % TTC, et à 4 % HT au-delà de 10 000 000 €) ne sont dus que si l’opération se signe chez le notaire. Que vous envisagiez une vente à réméré, un portage ou une vente avec complément de prix, voici les huit points qui permettent de choisir un organisme de vente à réméré fiable, et la réponse d’Alterfi à chacun.
En bref
- La fiabilité d’Alterfi se vérifie sur pièces : carte professionnelle immobilière, barème écrit, étude gratuite, aucun honoraire si l’opération ne se signe pas.
- Huit points permettent de juger n’importe quel intermédiaire en réméré, portage ou complément de prix, avant de signer quoi que ce soit.
- Selon la DGCCRF, aucune somme ne peut être exigée par un agent immobilier avant que l’opération soit effectivement conclue dans un acte.
- Une offre trop belle (prix très élevé, opération « sans frais », signature en quelques jours) doit conduire à vérifier, jamais à signer.
Alterfi est-il fiable ? Ce qui se vérifie, et ce qui ne se vérifie pas
La fiabilité d’un intermédiaire ne se mesure ni à son discours ni à une note en ligne. Elle se mesure à des éléments que vous pouvez contrôler vous-même : son statut, ses honoraires écrits, le moment où il se fait payer, le rôle du notaire, l’identité de l’acheteur, et la franchise avec laquelle il vous parle du risque de perdre le bien.
Cette page ne publie aucune note, aucun avis et aucun chiffre de clientèle. Elle propose une méthode valable pour tout interlocuteur, Alterfi compris, puis indique point par point ce que vous pouvez vérifier chez nous.
Ce qu’est Alterfi, et ce qu’elle n’est pas
Alterfi est exploitée par la société ALTERFIDUCIE, titulaire de la carte professionnelle immobilière. Elle étudie le dossier du propriétaire, le met en relation avec un investisseur qui achète le bien, puis l’accompagne jusqu’à la signature chez le notaire. Le parcours est présenté sur notre page à propos d’Alterfi.
Alterfi n’achète pas les biens, ne prête pas d’argent et ne détient pas de fonds. Ce n’est ni un établissement de crédit, ni une société agréée ou régulée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Un interlocuteur qui se présenterait ainsi pour ce type d’opération doit vous dire précisément quel statut il invoque.
Organisme de réméré fiable : les huit points à vérifier
Ces huit vérifications s’appliquent à la vente à réméré, au portage immobilier et à la vente avec complément de prix. Toutes se font avant la signature, sur documents.
- La carte professionnelle immobilière. Selon la DGCCRF (economie.gouv.fr), elle est délivrée par le président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale pour trois ans, et son numéro et son lieu de délivrance doivent figurer sur les documents professionnels de l’agent immobilier. Leur absence doit vous alerter. La même fiche décrit une carte professionnelle, et non un agrément : demandez quel agrément est invoqué si le mot « agréé » vous est présenté.
- Un barème écrit. Selon service-public.fr, l’agent immobilier affiche ses honoraires toutes taxes comprises, notamment sur son site internet. Vous devez connaître le pourcentage appliqué, sa base de calcul et la personne qui le paie avant tout engagement.
- Aucune somme avant la signature. La DGCCRF indique qu’aucune somme d’argent ne peut être exigée par l’agent immobilier ni lui être remise avant que l’opération soit effectivement conclue et constatée dans un acte contenant l’engagement des parties. Des « frais de dossier » réclamés d’avance sont un signal d’alerte.
- Un acte notarié. La vente immobilière se signe devant notaire. Demandez son nom dès la proposition, le projet d’acte avant la signature, et la façon dont le prix servira à régler les créanciers inscrits sur le bien.
- Un acheteur identifié. Vous devez savoir qui achète votre bien, personne ou société : c’est lui qui paie le prix, devient propriétaire et perçoit l’indemnité d’occupation. Il est partie à l’acte notarié.
- Un rachat sans surprise. Le vendeur qui rachète rembourse le prix et les frais et loyaux coûts (article 1673 du Code civil). Vérifiez que le prix de rachat, l’indemnité d’occupation et toute somme due en cas de non-rachat sont écrits noir sur blanc.
- La transparence sur le risque. Le rachat est une faculté, jamais une obligation ; à défaut de rachat, l’acquéreur reste propriétaire. Un intermédiaire sérieux examine votre plan de rachat et vous dit s’il est crédible, même quand la réponse est non.
- La méfiance envers les offres trop belles. Un prix inhabituellement élevé, un coût présenté comme nul ou un délai très court se vérifient sur une proposition écrite avant toute décision.
Comment Alterfi répond à chacun de ces points
Voici, point par point, ce que vous pouvez contrôler chez nous.
- Carte professionnelle. ALTERFIDUCIE est titulaire de la carte professionnelle immobilière. Demandez-nous son numéro et la CCI qui l’a délivrée, comme vous le feriez auprès de tout intermédiaire.
- Barème. Les honoraires sont plafonnés à 5 % HT du prix de vente, soit 6 % TTC, pour un bien de 300 000 € à 10 000 000 €, et à 4 % HT, soit 4,8 % TTC, au-delà de 10 000 000 €, à la charge du vendeur. Ils sont publiés sur notre page consacrée au barème des honoraires d’Alterfi.
- Aucune somme avant la signature. L’étude du dossier et la proposition écrite sont gratuites. Les honoraires ne sont dus que si l’opération se réalise. Alterfi ne détient pas de fonds : le prix est payé par l’investisseur chez le notaire.
- Acte notarié. Chaque opération se signe devant notaire, qui rédige l’acte et y inscrit le prix, le délai et les conditions du rachat. Son rôle est détaillé dans notre page sur le notaire et l’acquéreur dans une vente à réméré.
- Acheteur identifié. Alterfi n’achète pas les biens : elle vous met en relation avec un investisseur, qui achète le bien en son nom et signe l’acte avec vous.
- Rachat sans surprise. En vente à réméré et en portage, le prix de rachat est égal au prix de vente, sans majoration ni intérêts, plus les frais et loyaux coûts de l’article 1673 du Code civil. L’indemnité d’occupation, d’environ 10 % par an du prix, est payée d’avance et restituée au prorata en cas de rachat anticipé. Aucune pénalité ni indemnité supplémentaire n’est due en cas de non-rachat.
- Transparence sur le risque. Nous vous indiquons clairement, avant toute signature, que le bien reste à l’investisseur faute de rachat. La durée est de cinq ans au maximum (article 1660 du Code civil), le plus souvent de 12 à 24 mois. Les conséquences sont détaillées dans notre page que se passe-t-il si je ne rachète pas mon bien.
- Pas d’offre trop belle. L’investisseur achète entre 42 % et 60 % de la valeur du bien. La mise en place prend généralement 10 à 20 jours à Paris et 30 à 60 jours en province entre l’accord et la signature, selon le dossier, le notaire et les délais administratifs : nous ne promettons pas moins.
Ces engagements sont réunis et détaillés dans la charte d’engagements d’Alterfi.
Exemple chiffré fictif : ce qu’une proposition sérieuse doit afficher
L’exemple suivant est fictif. Il reprend le modèle Alterfi et montre les lignes qu’une proposition écrite doit contenir, quel que soit l’intermédiaire.
- Valeur du bien : 300 000 €. Prix de vente : 180 000 €, soit 60 % de la valeur. Durée : 24 mois.
- Indemnité d’occupation : 10 % par an du prix pendant 24 mois, soit 36 000 €, prélevée sur le prix à la signature.
- Honoraires : 6 % TTC du prix, soit 10 800 €, dus seulement si l’opération se réalise.
- Net perçu à la signature : 133 200 € hors frais d’acte, avant remboursement des dettes.
- Frais de notaire : 2 % à 3 % du prix, soit 3 600 € à 5 400 €, à la charge du vendeur.
- Prix de rachat : 180 000 €, plus les frais et loyaux coûts de l’article 1673 du Code civil.
- Coût total : 46 800 € hors frais d’acte. En cas de rachat au 18e mois, 9 000 € d’indemnité sont restitués et le coût revient à 37 800 €.
Si une proposition ne permet pas de reconstituer ces montants, demandez le détail. Notre méthode pour lire et comparer une offre de vente à réméré reprend chaque ligne.
Les signaux qui doivent vous faire douter
Aucun de ces signaux ne prouve à lui seul une malhonnêteté. Chacun justifie en revanche de suspendre la discussion jusqu’à obtenir une réponse écrite.
- une somme demandée avant la signature chez le notaire, quel que soit son nom ;
- un prix annoncé oralement, très au-dessus de ce que l’écrit confirme ensuite ;
- une opération présentée comme « sans frais » ou un rachat présenté comme « garanti » ;
- une faculté de rachat stipulée pour plus de cinq ans, alors que l’article 1660 du Code civil limite ce terme à cinq années ;
- une signature promise en quelques jours, quel que soit le dossier ;
- un interlocuteur qui n’évoque jamais la perte du bien en cas de non-rachat ;
- un refus de communiquer le numéro de carte professionnelle, le nom du notaire ou le projet d’acte.
D’autres pièges, propres au montage lui-même, sont décrits dans notre guide des pièges de la vente à réméré.
Avis sur Alterfi : comment vous faire votre propre opinion
Les avis en ligne disent rarement de quel montage ils parlent, à quel prix et avec quelle issue. Un avis n’est utile que s’il précise le prix de vente, le prix de rachat, l’indemnité d’occupation, les honoraires et la façon dont l’opération s’est terminée. Notre page avis sur la vente à réméré explique comment les lire.
Le moyen le plus sûr de juger Alterfi reste la proposition écrite elle-même : elle est gratuite, ne vous engage pas, et vous pouvez la soumettre à votre notaire, à votre avocat ou à votre conseil fiscal avant toute décision. Si votre bien ne remplit pas nos conditions (bien situé en France, d’une valeur d’au moins 300 000 €, somme nette suffisante pour solder les dettes, projet de rachat ou de revente crédible), nous vous le disons.
Sources
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), fiche pratique « L’agent immobilier : les règles qui encadrent la profession », economie.gouv.fr. Service-public.fr, fiche « Vente immobilière : quelles sont les obligations de l’agent immobilier envers ses clients ? ». Code civil, articles 1659 à 1673 (faculté de rachat).
FAQ
Alterfi est-elle une banque ou un organisme de crédit ?
Non. Alterfi n’est pas un établissement de crédit et ne prête pas d’argent. Elle met le propriétaire en relation avec un investisseur qui achète le bien, et l’opération est une vente signée devant notaire, pas un prêt.
Alterfi est-elle agréée par l’ACPR ?
Non. Alterfi n’est pas une société agréée ou régulée par l’ACPR, et elle n’est pas un établissement de crédit. ALTERFIDUCIE, qui exploite Alterfi, est titulaire de la carte professionnelle immobilière.
Faut-il payer quelque chose pour faire étudier son dossier ?
Non. L’étude du dossier et la proposition écrite sont gratuites. Les honoraires (6 % TTC du prix de vente au plus, 4,8 % TTC au-delà de 10 000 000 €) ne sont dus que si l’opération se réalise chez le notaire.
Alterfi achète-t-elle mon bien ?
Non. L’acheteur est un investisseur avec qui Alterfi vous met en relation. C’est lui qui paie le prix chez le notaire, devient propriétaire et vous revend le bien si vous exercez votre faculté de rachat.
Comment vérifier la carte professionnelle d’un intermédiaire ?
Selon la DGCCRF, le numéro et le lieu de délivrance de la carte doivent figurer sur les documents professionnels de l’agent immobilier, et c’est le président de la CCI territoriale qui la délivre. Demandez ces informations par écrit et, en cas de doute, interrogez la CCI concernée.
Que se passe-t-il si je ne peux pas racheter mon bien ?
L’investisseur reste propriétaire du bien. Chez Alterfi, aucune pénalité ni indemnité supplémentaire n’est due. Vous perdez en revanche le bien et les sommes déjà engagées, d’où l’importance d’un plan de rachat réaliste dès le départ.
Conclusion
Savoir si Alterfi est fiable, c’est vérifier sur pièces ce que tout intermédiaire sérieux doit pouvoir montrer : une carte professionnelle, un barème écrit, aucune somme avant la signature, un acte notarié, un acheteur identifié, un rachat sans majoration et un discours franc sur le risque de perdre le bien. Appliquez cette grille à chaque interlocuteur, comparez les propositions écrites, et faites-les relire par votre notaire. Pour élargir la comparaison, notre guide pour bien choisir un organisme de vente à réméré complète ces critères.


