Vente à réméré : quels sont les coûts et frais ?

Gabriele Favale
Chargé de communication
Mis à jour le
10 October 2026
Vente à réméré : quels sont les coûts et frais ?

La vente à réméré, aussi appelée vente avec faculté de rachat, est une solution immobilière qui permet à un propriétaire de vendre son bien tout en conservant la possibilité de le racheter dans un délai déterminé. Si cette opération offre une flexibilité précieuse pour éviter une saisie ou obtenir des liquidités rapidement, elle engendre également des coûts et des frais spécifiques qu’il est essentiel de bien comprendre pour éviter les mauvaises surprises. Quels sont les frais liés à une vente à réméré ? Comment sont-ils répartis entre le vendeur et l’acheteur ? Quelles sont les dépenses souvent méconnues qui peuvent alourdir la facture ? Cet article passe en revue l’ensemble des coûts associés à une vente à réméré, des frais de notaire aux conséquences d’un non-rachat, en passant par les dépenses liées à la gestion du bien. Que vous soyez vendeur ou acheteur, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour anticiper et optimiser votre budget.

En bref

  • La vente à réméré coûte au vendeur l’indemnité d’occupation, les honoraires et les frais de notaire ; le prix de rachat, lui, est égal au prix de vente. Le portage immobilier suit chez Alterfi le même modèle, aux mêmes coûts.
  • L’indemnité d’occupation représente environ 10 % par an du prix de vente ; elle est payée d’avance et restituée au prorata en cas de rachat anticipé.
  • Les honoraires sont plafonnés à 5 % HT du prix de vente, soit 6 % TTC, et les frais de notaire représentent entre 2 % et 3 % de ce prix.
  • Sans rachat dans le délai convenu, aucune pénalité ne s’ajoute, mais le vendeur perd définitivement le bien et les sommes déjà supportées.

Les frais de notaire : un poste de dépense incontournable

Pourquoi les frais de notaire sont-ils obligatoires ?

Dans une vente à réméré, comme dans toute transaction immobilière, l’intervention d’un notaire est obligatoire. Son rôle est de rédiger et d’authentifier l’acte de vente, de vérifier la légalité de l’opération et de procéder à la publicité foncière. Ces démarches garantissent la sécurité juridique de la transaction et protègent les droits des deux parties.

Les frais de notaire, aussi appelés « frais d’acte » ou « frais d’acquisition », couvrent les honoraires du notaire ainsi que les taxes et droits perçus par l’État. Ils sont généralement moins élevés que pour une vente classique, mais restent un poste de dépense significatif.

Combien coûtent les frais de notaire dans une vente à réméré ?

Pour une vente à réméré, les frais de notaire représentent entre 2 % et 3 % du prix de vente, à la charge du vendeur, contre 7 % à 8 % pour une vente immobilière classique.

Par exemple, pour un bien vendu 300 000 euros, les frais de notaire s’élèveront entre 6 000 et 9 000 euros. Ces frais sont à la charge du vendeur, comme tous les frais de l’opération.

Que couvrent exactement les frais de notaire ?

Les frais de notaire correspondent à la rédaction et à l’authentification de l’acte de vente ainsi qu’aux formalités de publicité foncière. Dans une vente à réméré, ils représentent entre 2 % et 3 % du prix de vente et sont à la charge du vendeur.

Il est important de demander un devis détaillé au notaire avant de s’engager, en lien avec le rôle du notaire.

Les coûts liés au rachat du bien

Le prix de rachat : un montant égal au prix de vente

L’un des aspects les plus importants d’une vente à réméré est le prix de rachat : il est égal au prix de vente, sans majoration ni intérêts. S’y ajoutent seulement les frais et loyaux coûts de la vente prévus par l’article 1673 du Code civil.

La décote s’applique au prix de vente : l’investisseur achète le bien entre 42 % et 60 % de sa valeur. Par exemple, si un bien est vendu 250 000 euros, son prix de rachat sera de 250 000 euros. Le vendeur doit anticiper ce montant dès la signature de l’acte.

Le non-rachat : aucune pénalité, mais la perte définitive du bien

Si le vendeur n’exerce pas son droit de rachat dans le délai convenu, il perd définitivement la propriété du bien : l’acheteur en devient propriétaire définitif. Chez Alterfi, le non-rachat n’entraîne aucune pénalité ni indemnité supplémentaire. Le coût, pour le vendeur, tient à la perte du bien lui-même et aux sommes déjà supportées : l’indemnité d’occupation payée d’avance, les honoraires et les frais de notaire.

Il est donc crucial de bien évaluer sa capacité financière avant de s’engager dans une vente à réméré, afin d’éviter de perdre son bien, ce qui suppose de bien comprendre le prix de rachat.

Les frais de gestion du bien pendant la période de réméré

L’indemnité d’occupation si le vendeur reste occupant

Dans de nombreux cas, le vendeur continue à occuper le bien pendant la période de réméré. Il ne verse alors aucune somme au fil de l’eau : il règle une indemnité d’occupation d’environ 10 % par an du prix de vente, payée d’avance pour la durée convenue et prélevée sur le prix à la signature. En cas de rachat anticipé, elle lui est restituée au prorata.

Par exemple, pour un bien vendu 300 000 euros avec une durée convenue de 24 mois, l’indemnité d’occupation payée d’avance s’élève à 60 000 euros. Si le rachat intervient au bout de 18 mois, 15 000 euros sont restitués au vendeur.

Les charges et taxes liées au bien

Pendant la période de réméré, le vendeur reste souvent responsable des charges liées au bien, comme les charges de copropriété, la taxe foncière ou les frais d’entretien. Ces dépenses, bien que variables, peuvent représenter un coût annuel significatif.

Il est important de clarifier dans l’acte de vente qui sera responsable de ces charges. Dans la plupart des cas, elles restent à la charge du vendeur, mais elles peuvent être partagées ou transférées à l’acheteur, selon les négociations.

L’assurance du bien

Le bien doit être assuré pendant toute la durée de la vente à réméré. L’assurance habitation, qui couvre les risques d’incendie, de dégât des eaux ou de vol, est généralement souscrite par le vendeur s’il reste occupant. Le coût de cette assurance varie en fonction de la valeur du bien et des garanties choisies, mais il représente un poste de dépense annuel à ne pas négliger.

Si l’acheteur prend en charge l’assurance, il peut exiger que le vendeur participe aux frais, surtout s’il continue à occuper les lieux.

Les frais annexes et souvent méconnus

Pas de frais de dossier chez Alterfi, mais des frais annexes à prévoir

Chez Alterfi, l’étude du dossier et la proposition écrite sont gratuites : aucun frais de dossier ni frais de gestion n’est facturé. En plus des frais de notaire et des coûts liés au rachat, il faut toutefois prévoir des frais annexes, qui peuvent inclure les frais de diagnostic immobilier (amiante, plomb, termites, etc.), obligatoires avant toute vente, les frais de publication de l’acte au service de publicité foncière, ainsi que les honoraires de l’intermédiaire qui organise la transaction : les honoraires d’Alterfi sont plafonnés à 5 % HT du prix de vente, soit 6 % TTC, à la charge du vendeur.

Ces frais doivent être anticipés dès le départ.

Les frais fiscaux

La vente à réméré peut avoir des conséquences fiscales pour les deux parties. Pour le vendeur, les conséquences fiscales de la vente et du rachat se vérifient avec son conseil fiscal. La fiscalité propre à l’investisseur relève de sa situation et ne modifie pas le coût de l’opération pour le vendeur.

Il est conseillé de consulter un expert-comptable ou un conseiller fiscal pour évaluer l’impact exact de la transaction sur sa situation fiscale et éviter certains pièges.

Exemple fictif : calcul des coûts pour une vente à réméré

Prenons l’exemple fictif de Monsieur et Madame L., propriétaires d’une maison estimée à 400 000 euros. Endettés, ils décident de recourir à une vente à réméré et trouvent un investisseur prêt à acheter leur bien pour 240 000 euros, soit 60 % de sa valeur, avec une faculté de rachat au même prix et une durée convenue de 24 mois.

Voici le détail des coûts pour les deux parties :

Pour le vendeur, Monsieur et Madame L., l’indemnité d’occupation, soit 10 % par an du prix de vente, est payée d’avance pour 48 000 euros et prélevée sur le prix, de même que les honoraires de 14 400 euros (6 % TTC). Le montant net perçu à la signature s’élève à 177 600 euros hors frais d’acte : les frais de notaire, entre 2 % et 3 % du prix de vente (soit 4 800 à 7 200 euros), sont à la charge du vendeur. Le prix de rachat est égal au prix de vente, soit 240 000 euros. Les charges et taxes annuelles s’élèvent à 2 000 euros, tandis que l’assurance habitation coûte 800 euros par an.

Pour l’acheteur, les frais de l’opération étant à la charge du vendeur, le risque principal est que les vendeurs ne rachètent pas le bien. Dans ce cas, il deviendra propriétaire définitif et devra assumer les coûts de gestion et d’entretien.

Au bout de 18 mois, Monsieur et Madame L. obtiennent un nouveau crédit, leur situation étant régularisée, et rachètent leur bien 240 000 euros. L’indemnité d’occupation des 6 mois non consommés, soit 12 000 euros, leur est restituée. Le coût total de l’opération pour eux aura été de 36 000 euros d’indemnité d’occupation consommée et de 14 400 euros d’honoraires, soit 50 400 euros, hors frais d’acte et frais de l’article 1673 du Code civil. S’y ajoutent 3 000 euros de charges et taxes et 1 200 euros d’assurance sur la période.

Cet exemple montre que la vente à réméré, bien que coûteuse, peut offrir une solution viable pour éviter une saisie immobilière ou obtenir des liquidités rapidement.

FAQ sur les coûts et frais d’une vente à réméré

Les frais de notaire sont-ils négociables ?
Les émoluments du notaire sont fixés par un tarif réglementé et les débours sont des sommes avancées pour votre compte : ils ne se négocient pas librement. Demandez un devis détaillé au notaire avant de vous engager.

Qui paie les frais de notaire dans une vente à réméré ?
Les frais de notaire, entre 2 % et 3 % du prix de vente, sont à la charge du vendeur, comme tous les frais de l’opération.

Le prix de rachat peut-il être renégocié ?
Le prix de rachat est fixé dans l’acte de vente et ne peut être renégocié unilatéralement. Toute modification doit faire l’objet d’un avenant à l’acte, signé par les deux parties et authentifié par le notaire.

La vente à réméré a-t-elle des conséquences fiscales pour le vendeur ?
Cela dépend de sa situation : nature du bien, mode de détention, opération de vente puis de rachat. Ces conséquences se vérifient avant la signature avec le notaire, un expert-comptable ou un conseil fiscal.

Le vendeur doit-il régler une somme chaque mois pour rester dans les lieux ?
Non. L’indemnité d’occupation, d’environ 10 % par an du prix de vente, est payée d’avance pour la durée convenue et prélevée sur le prix à la signature. Elle est restituée au prorata en cas de rachat anticipé.

Conclusion

La vente à réméré est une opération immobilière qui offre une solution flexible pour les propriétaires en difficulté financière, mais elle engendre des coûts et des frais qu’il est essentiel d’anticiper. Des frais de notaire à l’indemnité d’occupation en passant par les honoraires, chaque poste de dépense doit être soigneusement évalué pour éviter les mauvaises surprises. Pour les vendeurs, il est crucial de bien calculer sa capacité à racheter le bien dans les délais impartis, afin de ne pas perdre définitivement son patrimoine. Pour les acheteurs, une évaluation rigoureuse de la solvabilité du vendeur et une négociation fine des clauses de protection sont indispensables pour sécuriser son investissement. En vous entourant de professionnels compétents, comme un notaire, un expert-comptable ou un conseiller immobilier, et en anticipant l’ensemble des coûts, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir votre vente à réméré.

Tous nos guides : coûts et frais

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Gabriele Favale - Chargé de communication chez Alterfi, en charge de la stratégie de communication, de la création de contenus, du développement de la visibilité de l’entreprise et des relations médias.

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