Coût d’une vente avec faculté de rachat : frais, taxes et budget à prévoir en 2026

Gabriele Favale
Chargé de communication
Mis à jour le

La vente avec faculté de rachat est une opération immobilière qui permet à un propriétaire de vendre son bien tout en conservant la possibilité de le racheter dans un délai déterminé. Si cette solution offre une flexibilité appréciable, elle implique des coûts spécifiques qu’il est essentiel d’anticiper pour évaluer sa rentabilité réelle. Entre les frais de notaire, les taxes, la majoration du prix de rachat et les dépenses annexes, le budget à prévoir peut rapidement devenir conséquent. Cet article vous propose une analyse complète des coûts liés à une vente avec faculté de rachat, tant pour le vendeur que pour l’acquéreur. Vous y trouverez des explications détaillées sur chaque poste de dépense, des exemples chiffrés et des conseils pratiques pour optimiser votre budget et sécuriser votre projet.

Les frais de notaire représentent un poste de dépense incontournable

Les frais de notaire sont obligatoires pour toute vente immobilière, y compris la vente avec faculté de rachat. Ces frais couvrent la rédaction de l’acte authentique, les formalités d’enregistrement et les émoluments du notaire. Leur montant varie selon la valeur du bien et la complexité de l’opération.

Pour le vendeur, les frais de notaire sont généralement à la charge de l’acquéreur, mais il peut être amené à participer à certains coûts supplémentaires si des clauses spécifiques ou des garanties sont ajoutées à l’acte. En moyenne, les frais de notaire représentent entre deux et trois pour cent du prix de vente pour une vente avec faculté de rachat, contre sept à huit pour cent pour une vente classique, en raison de la TVA réduite sur les droits de mutation.

Pour l’acquéreur, les frais de notaire incluent plusieurs éléments. Les droits de mutation, calculés sur la valeur vénale du bien, constituent la part la plus importante. Viennent ensuite les émoluments du notaire, fixés par décret, ainsi que les frais de formalités, qui couvrent la publicité foncière et la conservation des hypothèques. En 2026, pour un bien vendu trois cent mille euros avec faculté de rachat, les frais de notaire pour l’acquéreur s’élèvent généralement entre huit mille et douze mille euros, selon la localisation du bien et la complexité de l’acte.

Les taxes applicables à la vente avec faculté de rachat peuvent alourdir la note

Outre les frais de notaire, plusieurs taxes peuvent s’appliquer à une vente avec faculté de rachat. Leur montant varie selon la situation du vendeur, la nature du bien et la durée de l’opération.

La plus-value immobilière est l’une des taxes les plus significatives pour le vendeur. Si le bien vendu a été acquis à un prix inférieur à son prix de vente actuel, le vendeur peut être redevable de l’impôt sur la plus-value immobilière. En 2026, la plus-value est calculée comme la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition, majoré des frais d’acquisition et des travaux réalisés. Elle est ensuite imposée au taux de dix-neuf pour cent pour l’impôt sur le revenu, plus dix-sept virgule deux pour cent de prélèvements sociaux, soit un taux global de trente-six virgule deux pour cent. Cependant, des abattements pour durée de détention s’appliquent : après vingt-deux ans de détention, la plus-value est exonérée d’impôt sur le revenu, et après trente ans, elle est exonérée de prélèvements sociaux.

La taxe foncière reste due par le propriétaire du bien au premier janvier de l’année d’imposition. En cas de vente avec faculté de rachat, il est courant de prévoir dans l’acte notarié une répartition de la taxe foncière entre le vendeur et l’acquéreur, au prorata de la période de détention. La TVA ne s’applique généralement pas aux ventes immobilières entre particuliers. Cependant, si le vendeur est un professionnel, la vente peut être soumise à la TVA au taux réduit de cinq virgule cinq pour cent ou au taux normal de vingt pour cent, selon la nature du bien.

Un bien acheté deux cent mille euros en deux mille dix et vendu trois cent mille euros en deux mille vingt-cinq génère une plus-value brute de cent mille euros. Après abattement pour durée de détention de quinze ans, la plus-value imposable est réduite. L’impôt total, à dix-neuf pour cent plus dix-sept virgule deux pour cent, s’élève à environ dix-huit mille cent euros.

La majoration du prix de rachat est un coût majeur à anticiper

L’un des coûts les plus significatifs pour le vendeur est la majoration du prix de rachat. En effet, le prix auquel le vendeur peut racheter son bien est généralement supérieur au prix de vente initial, afin de rémunérer l’acquéreur pour le risque pris et les fonds immobilisés.

La majoration est librement négociée entre les parties, mais elle est généralement comprise entre cinq et quinze pour cent du prix de vente. Par exemple, pour un bien vendu trois cent mille euros, le prix de rachat peut être fixé à trois cent trente mille euros, soit une majoration de dix pour cent. Cette majoration représente le coût de la flexibilité offerte par la vente avec faculté de rachat.

Le vendeur doit prévoir, en plus du prix de vente initial, le paiement de cette majoration pour récupérer son bien. Dans l’exemple ci-dessus, il devra débourser trois cent trente mille euros pour racheter un bien vendu trois cent mille euros, soit un surcoût de trente mille euros. Ce coût doit être intégré dans le budget global de l’opération.

Les coûts cachés et frais annexes à prévoir pour éviter les mauvaises surprises

Au-delà des frais de notaire, des taxes et de la majoration du prix de rachat, plusieurs coûts annexes peuvent grever le budget des parties.

Pour le vendeur, les frais de déménagement et de relogement peuvent s’avérer nécessaires si le vendeur doit quitter le bien pendant la période de rachat. Il devra également prévoir les frais de gestion locative s’il reste dans le bien en tant que locataire, généralement fixés entre zéro virgule cinq et un pour cent de la valeur du bien par mois. Enfin, si le vendeur prévoit de contracter un prêt pour exercer son droit de rachat, il devra inclure dans son budget les intérêts et les frais de dossier bancaires.

Pour l’acquéreur, les frais de gestion et d’entretien du bien pendant la période de rachat, ainsi que les éventuels travaux nécessaires pour maintenir sa valeur, doivent être anticipés. Si le vendeur n’exerce pas son droit de rachat, l’acquéreur devra prévoir les frais de revente du bien, tels que les frais d’agence et les frais de notaire. Enfin, l’acquéreur doit souscrire une assurance habitation pour couvrir les risques liés au bien, ce qui représente un coût supplémentaire.

Budget global : exemple chiffré pour une vente avec faculté de rachat

Pour illustrer le coût global d’une vente avec faculté de rachat, prenons l’exemple d’un bien d’une valeur réelle de quatre cent mille euros, vendu trois cent vingt mille euros, soit une décote de vingt pour cent, avec une majoration de dix pour cent pour le rachat.

Pour le vendeur, le prix de vente est de trois cent vingt mille euros, soit les liquidités perçues immédiatement. Le prix de rachat est fixé à trois cent cinquante-deux mille euros, soit trois cent vingt mille euros majorés de dix pour cent. Les frais de notaire, à la charge de l’acquéreur, s’élèvent à deux pour cent du prix de vente, soit six mille quatre cents euros. La plus-value immobilière, calculée sur la base d’un prix d’achat de deux cent cinquante mille euros, génère une plus-value brute de soixante-dix mille euros. Après abattement pour durée de détention, l’impôt peut s’élever à environ douze mille euros. Si le vendeur reste dans le bien en tant que locataire, il devra payer un loyer de huit cents euros par mois pendant trois ans, soit vingt-huit mille huit cents euros. Le coût total pour le vendeur s’élève donc à trois cent cinquante-deux mille euros pour le rachat, plus douze mille euros de plus-value, plus vingt-huit mille huit cents euros de loyer, soit un total de trois cent quatre-vingt-douze mille huit cents euros, ce qui représente quatre-vingt-douze mille huit cents euros de plus que la valeur réelle du bien.

Pour l’acquéreur, le prix d’achat est de trois cent vingt mille euros. Les frais de notaire s’élèvent à dix mille euros. Les frais d’entretien et d’assurance sont estimés à deux mille euros par an pendant trois ans, soit six mille euros. Les revenus locatifs, fixés à huit cents euros par mois pendant trois ans, s’élèvent à vingt-huit mille huit cents euros. Le coût net pour l’acquéreur est donc de trois cent vingt mille euros plus dix mille euros plus six mille euros, moins vingt-huit mille huit cents euros, soit un coût net de trois cent sept mille deux cents euros, inférieur au prix de rachat.

Pour optimiser votre budget, comparez toujours le coût global de la vente avec faculté de rachat avec celui d’un prêt immobilier classique ou d’une vente définitive. Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous aider à choisir la solution la plus adaptée à votre situation.

Comment réduire les coûts d’une vente avec faculté de rachat ?

Plusieurs stratégies permettent de limiter les coûts liés à une vente avec faculté de rachat, tant pour le vendeur que pour l’acquéreur.

Pour le vendeur, négocier la majoration du prix de rachat peut réduire significativement le coût final. Une majoration de cinq pour cent au lieu de dix pour cent représente une économie non négligeable. Optimiser la fiscalité en reportant la vente ou en utilisant des abattements pour durée de détention permet de réduire l’impôt sur la plus-value. Enfin, prévoir un plan de financement solide pour exercer le droit de rachat évite les surprises et les coûts supplémentaires.

Pour l’acquéreur, bien évaluer la valeur du bien grâce à une expertise immobilière précise permet d’éviter une surévaluation et de maximiser la rentabilité. Négocier les frais de notaire avec un professionnel proposant des tarifs préférentiels pour les opérations complexes peut également réduire les coûts. Enfin, louer le bien pendant la période de rachat permet de couvrir une partie des frais d’entretien et d’assurance grâce aux revenus locatifs.

FAQ sur les coûts de la vente avec faculté de rachat

Les frais de notaire sont-ils plus élevés pour une vente avec faculté de rachat ?
Non, les frais de notaire sont calculés sur la base du prix de vente, comme pour une vente classique. Cependant, la complexité de l’acte peut entraîner des émoluments légèrement supérieurs.

Peut-on éviter la plus-value immobilière en cas de rachat ?
Non, la plus-value est due au moment de la vente initiale, même si le vendeur exerce son droit de rachat. Cependant, les abattements pour durée de détention peuvent réduire son montant.

Qui paie la taxe foncière pendant la période de rachat ?
La taxe foncière est généralement à la charge de l’acquéreur, propriétaire légal du bien. Cependant, les parties peuvent convenir d’une répartition différente dans l’acte notarié.

Conclusion

La vente avec faculté de rachat est une opération qui offre une flexibilité appréciable, mais son coût global doit être soigneusement évalué pour éviter les mauvaises surprises. Entre les frais de notaire, les taxes, la majoration du prix de rachat et les coûts annexes, le budget à prévoir peut être conséquent, tant pour le vendeur que pour l’acquéreur. Pour réussir votre projet, il est essentiel d’anticiper chaque poste de dépense, de négocier les conditions et de vous entourer de professionnels compétents. Un notaire, un expert-comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine peuvent vous aider à évaluer précisément les coûts et les bénéfices de l’opération.

Gabriele Favale - Chargé de communication chez Alterfi, en charge de la stratégie de communication, de la création de contenus, du développement de la visibilité de l’entreprise et des relations médias.

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